Anxiété et dépression : deux états, deux dynamiques différentes
Dans l’anxiété, le système nerveux est souvent en suractivation.
Le corps est en alerte, le mental anticipe, les pensées tournent en boucle.
Il y a trop de mouvement, trop de tension, trop d’informations.
Dans la dépression, c’est souvent l’inverse.
Le système nerveux peut basculer dans une forme de ralentissement, parfois après une longue période de stress, de surcharge ou d’épuisement.
Là où l’anxiété mobilise trop d’énergie, la dépression donne plutôt la sensation qu’il n’y en a plus.
Ce n’est pas une question de volonté.
C’est une question de fonctionnement neurophysiologique.
Quand le système nerveux se met en veille prolongée
Dans les états dépressifs, beaucoup de personnes décrivent :
une perte d’élan
une difficulté à se projeter
une fatigue qui ne se résorbe pas avec le repos
une sensation de vide ou d’engourdissement
un ralentissement cognitif et émotionnel
Le corps semble “freiné”, comme s’il n’avait plus accès à ses ressources habituelles.
D’un point de vue de la régulation, cela peut correspondre à un système nerveux qui n’arrive plus à remobiliser l’énergie nécessaire pour agir, ressentir, décider.
Un repère souvent observé : l’asymétrie frontale
Dans le champ du neurofeedback EEGq, on observe parfois, chez des personnes présentant un état dépressif, une asymétrie de l’activité frontale.
De façon très schématique :
le cortex frontal gauche est associé à l’élan, l’approche, l’engagement
le cortex frontal droit est davantage impliqué dans le retrait, l’évitement, l’inhibition
Chez certaines personnes en état dépressif,
on peut observer une sous-activation relative du frontal gauche,
ce qui peut être cohérent avec la perte d’initiative, de motivation et d’élan.
⚠️ Il est important de le préciser : ce repère n’est ni systématique, ni suffisant à lui seul.
Il ne s’agit pas d’un diagnostic, mais d’un élément de lecture possible, parmi d’autres.
Ce que le neurofeedback peut soutenir dans ce contexte
Le neurofeedback ne cherche pas à “corriger” une personne,
ni à forcer un changement d’état.
Il propose au cerveau une information sur son propre fonctionnement,
afin qu’il puisse progressivement ajuster son activité.
Dans les états dépressifs, le travail vise notamment à :
soutenir une meilleure régulation globale
faciliter une reprise progressive de l’élan
améliorer la stabilité et la récupération
respecter le rythme très particulier de ces états
L’enjeu n’est pas d’aller vite.
L’enjeu est de ne pas sur-stimuler un système déjà en difficulté.
Une approche complémentaire, jamais isolée
Le neurofeedback s’inscrit dans une logique complémentaire.
Il ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
Il peut cependant offrir un espace différent :
un espace où le corps et le système nerveux peuvent apprendre,
sans avoir besoin de tout expliquer ou de tout verbaliser.
En résumé
La dépression n’est pas une faiblesse.
C’est souvent le signe d’un système nerveux qui a trop donné, trop longtemps,
et qui n’arrive plus à retrouver spontanément son équilibre.
Comprendre cela change le regard.
Et parfois, c’est déjà un premier pas.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l’accompagnement proposé, vous pouvez consulter la page Dépression ou me contacter.
Cabinet Neurosereine – Neurofeedback & Biofeedback
Le cabinet Neurosereine est situé au
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à environ 25 minutes de Lyon.
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dans une approche centrée sur la régulation du système nerveux
(neurofeedback et biofeedback).
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