Vous prendriez bien un peu de poudre de perlimpinpin pour reprogrammer votre cerveau en 3 heures ?

Moi aussi.

Mais les neurosciences ont une autre version.

La neuroplasticité est devenue un mot magique.

On la voit utilisée pour promettre des transformations rapides, des révélations fulgurantes, des “reprogrammations” express.

C’est séduisant.

Et profondément faux.

La plasticité cérébrale n’est pas un slogan.

Ce n’est pas une illumination soudaine.

Ce n’est pas un mantra répété dix fois par jour.

Le cerveau ne change pas parce qu’on le décide.

Il change parce qu’il vit quelque chose.

De façon répétée.

Dans un contexte cohérent.

Avec des ressources disponibles.

Les anciens circuits ne disparaissent pas.

Ils restent puissants, automatisés, économes.

Le changement se produit quand un nouveau circuit est activé suffisamment souvent pour devenir plus accessible que l’ancien.

Et cela suppose une condition fondamentale :

un état physiologique et émotionnel qui permette l’apprentissage.

Sous stress, sous menace perçue, sous surcharge cognitive,

le cerveau revient aux automatismes.

Pas par manque de volonté.

Par économie.

C’est exactement ce que rappelle avec clarté Tiffany Corbet dans son article publié sur Synaptikxx “Changer : une question de volonté ou de fonctionnement cérébral ?”

Un texte accessible, rigoureux, et précieux à une époque où la neuroplasticité est parfois utilisée comme argument marketing.

Et c’est précisément là que le cadre devient central.

Le neurofeedback, pris isolément, n’est pas une baguette magique.

Ce qui lui donne du sens, c’est le contexte dans lequel il est proposé :

la sécurité, la progressivité, la répétition, la prise en compte de l’état du système nerveux, la protection des ressources cognitives.

Ce n’est pas “l’outil” seul qui favorise la plasticité.

C’est l’expérience complète.

Au cabinet, le neurofeedback s’inscrit dans cette logique-là :

créer les conditions réelles d’un apprentissage neuronal.

Pas promettre une transformation spectaculaire.

Mais permettre au cerveau d’explorer autre chose… suffisamment souvent, dans un cadre suffisamment stable, pour que cela devienne plus facile que l’ancien fonctionnement.

Pas de poudre de perlimpinpin.

Mais du sérieux.

Et du respect pour la manière dont le cerveau change vraiment.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite vivement à lire l’article de Tiffany Corbet ici => synaptikxx.com/changer-une-question-de-volonte-ou-de-fonctionnement-cerebral

Crédit photo : Erik Brolin sur Unsplash

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Neurosereine – Neurofeedback & Biofeedback
Cabinet à La Boisse (Ain), proche Lyon Est

J’accompagne adultes et enfants pour soutenir la régulation du système nerveux : stress, anxiété, épuisement, sommeil, TDAH.

👉 Prise de rendez-vous : resalib.fr/p/110558

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Pourquoi je m’intéresse au mouvement, au figement et à la régulation du système nerveux