Pourquoi je m’intéresse au mouvement, au figement et à la régulation du système nerveux

On parle beaucoup de stress.

On parle beaucoup d’anxiété.

On parle beaucoup de trauma.

Mais on oublie souvent une chose essentielle :

le système nerveux ne réfléchit pas. Il réagit.

Et parfois, il réagit exactement comme il a été conçu pour le faire : protéger.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ce que les gens racontent, c’est ce que leur corps fait, souvent en silence.

Parce qu’avant les mots, il y a la physiologie.

Avant les explications, il y a le réflexe.

Avant le “je devrais aller mieux”, il y a un système nerveux qui tente juste… de survivre.

Le point de bascule que je trouve fascinant :

Quand un danger arrive, le corps mobilise une énergie énorme : fuir, lutter, se défendre. Mais si l’action est impossible, parce qu’on est coincé, impuissant, enfermé, cette énergie reste là.

Elle ne disparaît pas par magie.

Elle ne se “raisonne” pas.

Et parfois, le système bascule : il se coupe, il se fige, il s’éteint.

Ce figement n’est pas une faiblesse.

Ce n’est pas un manque de volonté.

Ce n’est pas “dans la tête”.

C’est un mécanisme de protection.

Et c’est exactement pour ça que le mouvement, au sens large, m’intéresse autant.

Pas le mouvement “sportif”.

Le mouvement comme sortie possible.

Comme réactivation.

Comme remise en circulation.

Pourquoi ça change tout dans l’accompagnement

Parce qu’on peut passer des années à essayer de comprendre.

Et pourtant rester bloqué. Pas parce qu’on n’a pas fait d’efforts, mais parce que le corps n’a pas retrouvé les conditions nécessaires pour sortir de l’état de protection.

Et c’est là que les approches orientées système nerveux prennent tout leur sens : Porges, Levine, Van der Kolk… et toutes celles qui replacent le corps au centre, sans le réduire à un “symptôme”.

Et oui, le neurofeedback fait partie de cette logique

Parce qu’il s’inscrit dans une idée simple : le cerveau peut réapprendre la régulation, par l’expérience, pas seulement par l’analyse.

Je ne crois pas aux solutions miracles mais je crois profondément à la plasticité. Et je crois au fait que certaines souffrances ne se débloquent pas uniquement par la parole.

Ce que j’aime chez Bessel van der Kolk

C’est qu’il parle de tout ça avec une simplicité désarmante, comme quelqu’un qui a vu, accompagné, observé, cherché… pendant des décennies.

Pas comme un “expert”. Comme un humain qui travaille avec des humains.

Et ça, pour moi, c’est la plus belle forme de transmission.

Crédit photo : Photo de Dynamic Wang sur Unsplash

#systemenerveux #traumatisme #regulationemotionnelle #neurosciences #accompagnement


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