Mon cerveau n’est pas défaillant, il est en réparation lente et intelligente.
Il y a bientôt deux ans, j’ai vécu un effondrement. Pas une simple fatigue, mais cette rupture intérieure où le corps et le mental se désalignent, où tout ce qui jusqu’alors tenait ne tient plus. Ce que l’on nomme aujourd’hui burn-out vécu, concret, et tellement plus que l’épuisement.
Pendant longtemps, j’ai craint de ne jamais retrouver « ma tête d’avant » : cette clarté, cette fluidité mentale, cette capacité à décider, à enchaîner, à être présente. Aujourd’hui, je vais mieux. Et pourtant, parfois, la partie qui planifie, filtre, structure, ce que la neuroscience nomme le cortex préfrontal, semble encore avancer dans la brume.
Ce que la neuroscience met en lumière
Les études de neuroimagerie montrent que le burn-out ne se limite pas à un mal-être psychologique mais s’accompagne de modifications concrètes dans certaines zones cérébrales :
Le cortex préfrontal, impliqué dans les fonctions exécutives (attention, planification, filtration des distractions) et la modulation des réactions émotionnelles, peut présenter une activité amoindrie ou une légère réduction de matière grise.
L’amygdale, zone centrale de l’alerte et des réactions émotionnelles rapides, est souvent hyperactive ou “réactive” sous stress chronique.
L’hippocampe, liée à la mémoire et à l’apprentissage, est parfois concernée dans des modèles de stress prolongé, même si dans les études centrées burn-out professionnel ses altérations sont moins systématiques.
Ces altérations expliquent pourquoi la pensée devient plus lente, la mémoire plus fragile, et pourquoi nous nous sentons plus vulnérables aux émotions.
La bonne nouvelle : ces effets ne sont pas figés. Le cerveau est plastique, capable de se régénérer, à condition que le repos, la régulation et des pratiques adaptées soient en place.
Le temps long de la réparation
Les données suggèrent que, dans les cas de stress prolongé et de burn-out, une amélioration significative se produit souvent après plusieurs mois, voire jusqu’à un à deux ans, lorsque les conditions sont réunies (sommeil réparateur, autorégulation, rythme revu).
Mais personnellement, je ne cherche pas à redevenir comme avant parce que j’étais performante, oui, mais au prix d’une forme d’usure invisible.
« Revenir à l’état d’avant » reviendrait à renouer avec un mode de fonctionnement qui m’a menée à l’effondrement.
Aujourd’hui, j’opte pour un équilibre plus stable, plus sain, plus durable.
La vie n’est pas une course de vitesse. Elle ressemble à une course d’endurance consciente, où l’on apprend à ménager son énergie, à ralentir le pas, à observer le paysage, mais à avancer.
Ce rythme demande du temps parce qu’il emprunte des chemins qu’on n’avait jamais pris.
Pour vous qui traversez encore la brume
Si vous êtes encore dans ce “brouillard”, sachez ceci :
Votre cerveau n’est pas défaillant, il se répare lentement et intelligemment, avec vous.
Cette lenteur n’est pas un signe d’echec, c’est le signe que vous êtes en train de reconstruire autrement, d’une façon durable, où la performance n’est plus synonyme d’épuisement mais de présence, de sens, de constance.
Enfin, le repos ne signifie pas arrêt. Il signifie ralentissement pour mieux repartir. Ralentir ne veut pas dire reculer. Avancer autrement, c’est avancer mieux.
Cabinet Neurosereine – Neurofeedback & Biofeedback
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J’accompagne adultes, adolescents et enfants au cabinet,
dans une approche centrée sur la régulation du système nerveux
(neurofeedback et biofeedback).
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