Neurofeedback : comprendre ce qui se passe vraiment pendant une séance

Lors des premières séances, beaucoup de personnes me disent :

« Je veux me concentrer pour que la vidéo reste fluide, mais j’y arrive pas… »
« J’essaye de me détendre comme il faut, mais ça coupe encore… »

Et c’est normal.

Ces réactions n’ont rien à voir avec un manque de volonté ou un “échec”.
Elles illustrent simplement une chose essentielle : il existe souvent un décalage entre ce que l’on pense faire… et ce que le corps fait réellement.

Le mental croit agir, mais la physiologie raconte autre chose

Dans l’anxiété, les troubles du sommeil, l’hyperactivation ou le TDAH, il est très courant de :

  • croire qu’on respire calmement alors que le rythme est irrégulier,

  • penser se relâcher alors que les muscles restent contractés,

  • vouloir se concentrer alors que l’attention se disperse.

Ce n’est pas une erreur.
C’est une perte d’accordage entre l’intention et la réponse physiologique, et c’est précisément ce que le neurofeedback permet de réentraîner.

Le neurofeedback n’évalue pas : il entraîne

Pendant une séance, le logiciel ne mesure pas une performance, et ne détermine pas un “bon” ou un “mauvais” comportement.

Il observe simplement l’activité cérébrale en continu. Et chaque fois que l’activité passe dans la zone souhaitée, même pour un bref instant, il envoie une rétroaction positive : une image plus nette, un son plus fluide, une action qui reprend.

Ces micro-indications ne sont pas des notes. Elles sont des repères sensoriels qui permettent au cerveau de s’ajuster.

Ce qui compte, ce n’est pas de “bien faire” : c’est de prendre le chemin

Dans les protocoles centrés sur l’apaisement, la régulation ou l’attention, l’objectif n’est pas de maintenir un état impeccable pendant toute la séance.

L’objectif est d’apprendre à emprunter un chemin :

  • repérer quand le système se rapproche de l’état visé,

  • ressentir comment le corps y arrive,

  • renforcer ces passages par la rétroaction,

  • répéter, encore et encore, jusqu’à ce que cela devienne naturel.

Le neurofeedback, c’est un apprentissage. Pas un examen.

On ne “réussit” pas une séance. On la traverse, et on s’y ajuste.

Pourquoi la vidéo coupe ? Parce que ce sont des informations, pas des erreurs

Les coupures de son ou d’image ne signalent pas un problème.
Elles sont justement le feedback.

  • Si ça coupe beaucoup, cela montre que l’état cible est encore difficile à atteindre.

  • Si ça coupe moins, c’est que le cerveau s’y rend plus facilement.

  • S’il y a des variations, c’est normal : l’activité n’est jamais linéaire.

Le rôle de la séance n’est pas d’obtenir une vidéo parfaite. C’est d’offrir au cerveau des repères fiables pour ajuster sa régulation.

Et la “mesure” alors ?

Les mesures, elles arrivent :

  • au début, via l’évaluation EEGq ;

  • à la fin du protocole, avec une seconde mesure.

Elles servent à observer la trajectoire globale : amplitudes qui se stabilisent, réseaux qui s’apaisent, cohérence qui se renforce…

Mais elles ne sont pas des résultats. Elles sont juste des photographies du fonctionnement, qui permettent de comprendre comment le système s’est réorganisé.

 

Cabinet Neurosereine – Neurofeedback & Biofeedback

Le cabinet Neurosereine est situé au
211 route nationale, 01120 La Boisse,
à environ 25 minutes de Lyon.

J’accompagne adultes, adolescents et enfants au cabinet,
dans une approche centrée sur la régulation du système nerveux
(neurofeedback et biofeedback).

📞 06 68 64 39 44
📍 La Boisse (Ain)

Les accompagnements se font exclusivement en présentiel au cabinet.

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