Migraine : quand la douleur isole, et pourquoi la régulation peut ouvrir une autre voie
Quand on souffre de migraines, on n’arrive pas ici par curiosité.
On arrive souvent après avoir tout essayé.
Les antalgiques “classiques”, puis les anti-inflammatoires.
Les triptans.
Parfois des traitements de fond lourds, détournés d’autres indications.
Et malgré cela, les crises continuent.
La migraine ne prévient pas.
Elle s’impose, coupe du monde, oblige à s’isoler, à annuler, à renoncer.
Elle ne fait pas “juste mal à la tête” :
elle envahit la vie, les relations, le travail, la famille.
Et avec le temps, quelque chose de plus insidieux s’installe :
l’anticipation, la peur de la prochaine crise, la culpabilité.
Ce qu’on explique rarement aux personnes migraineuses
On parle beaucoup de médicaments.
On parle moins de ce qui se passe dans le système nerveux.
La migraine est aujourd’hui comprise comme un état de forte excitabilité neuronale.
Cela signifie que le cerveau réagit trop intensément à certains stimuli :
lumière, bruit, stress, variations hormonales, fatigue, surcharge cognitive…
Les seuils de tolérance sont abaissés.
Le système nerveux devient plus réactif, plus sensible, plus vite débordé.
La crise migraineuse n’est alors pas un caprice du corps,
mais un signal fort d’un système qui n’arrive plus à se réguler.
Pourquoi renforcer les traitements ne suffit pas toujours
Les traitements médicamenteux ont leur place, et parfois ils sont indispensables.
Mais beaucoup de personnes constatent une chose douloureuse :
plus les crises s’installent, plus les solutions proposées deviennent lourdes,
sans toujours apporter un réel soulagement durable.
On agit sur la douleur, mais rarement sur le terrain neurophysiologique qui rend la migraine possible.
C’est souvent là que naît le sentiment d’impasse.
La régulation : une autre porte d’entrée
Parler de régulation, ce n’est pas promettre la disparition des migraines.
C’est proposer une autre logique de travail.
La régulation vise à aider le système nerveux à :
diminuer son niveau d’hyper-réactivité
mieux filtrer les stimuli
retrouver des seuils de tolérance plus stables
améliorer la récupération entre les crises
Des approches comme le biofeedback et le neurofeedback s’inscrivent dans cette logique.
Elles ne cherchent pas à lutter contre la migraine,
mais à modifier progressivement la manière dont le cerveau réagit.
Pour certaines personnes, cela peut signifier :
des crises moins fréquentes
moins intenses
ou mieux récupérées
Et surtout, reprendre un sentiment de marge de manœuvre.
Une voie complémentaire, pas une promesse
La migraine est complexe.
Chaque personne a son histoire, son terrain, ses déclencheurs.
La régulation du système nerveux ne remplace pas un suivi médical,
mais elle peut représenter une voie complémentaire,
notamment pour celles et ceux qui ont le sentiment d’avoir tout essayé.
Parfois, comprendre que le corps n’est pas “contre soi”,
mais qu’il tente de se protéger à sa manière,
change déjà profondément le regard.
En résumé
La migraine n’est pas une faiblesse.
C’est souvent l’expression d’un système nerveux surchargé, hypersensible, épuisé.
Explorer des approches orientées régulation,
c’est accepter de travailler autrement :
moins dans la lutte,
plus dans l’ajustement.
Et pour certaines personnes,
c’est déjà un premier pas vers un quotidien un peu plus respirable.
Pour en savoir plus sur l’accompagnement proposé, vous pouvez consulter la page Migraine.
Cabinet Neurosereine – Neurofeedback & Biofeedback
Le cabinet Neurosereine est situé au
211 route nationale, 01120 La Boisse,
à environ 25 minutes de Lyon.
J’accompagne adultes, adolescents et enfants au cabinet,
dans une approche centrée sur la régulation du système nerveux
(neurofeedback et biofeedback).
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📍 La Boisse (Ain)
Les accompagnements se font exclusivement en présentiel au cabinet.
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