Ce qui m'a amené au neurofeedback

« Et vous, qu'est-ce qui vous a amenée au neurofeedback ? »

C'est probablement l'une des questions qu'on me pose le plus souvent lors d'un premier rendez-vous au cabinet.

Je suis arrivée au neurofeedback à la suite de mon propre burn-out.

Après la phase d'effondrement, le plus gros des symptômes physiques était derrière moi. J'allais mieux.

Mais je n'allais pas encore bien.

Il restait beaucoup de brouillard mental, une fatigue cognitive importante et surtout une capacité de récupération qui n'avait plus grand-chose à voir avec celle d'avant. La moindre tâche pouvait me demander beaucoup d'énergie… et il me fallait ensuite un temps fou pour récupérer.

J'étais dans cet entre-deux assez particulier : plus vraiment au fond du trou, mais encore très loin d'avoir retrouvé un fonctionnement satisfaisant.

Je savais qu'un burn-out demandait du temps. Mais l'idée d'attendre des mois, voire davantage, en espérant simplement retrouver peu à peu ma clarté mentale ne me convenait pas vraiment.

J'avais besoin de pouvoir être active dans ma récupération.

C'est un médecin généraliste spécialisé dans le burn-out qui m'a alors suggéré d'essayer le neurofeedback.

Je ne connaissais pas du tout.

J'ai donc fait ce que beaucoup de gens auraient probablement fait à ma place : j'ai cherché ce qui existait près de chez moi. 😅

Et je suis tombée sur du neurofeedback dynamique.

Je l'ai essayé.

Et ça m'a aidée.

Je n'ai aucun problème à le dire, bien au contraire : c'est cette première expérience qui m'a donné envie de comprendre ce qu'était réellement le neurofeedback.

En commençant à creuser le sujet, j'ai découvert qu'il n'existait pas un neurofeedback, mais différentes approches.

Et c'est là que j'ai découvert le neurofeedback basé sur l'EEGq.

Une approche dans laquelle on commence par réaliser une cartographie de l'activité cérébrale avant de déterminer les protocoles d'entraînement.

Une approche qui peut s'appuyer sur différents protocoles selon ce que l'on cherche à entraîner.

Et surtout, une mécanique d'apprentissage qui m'a passionnée : le conditionnement opérant, mais aussi le développement d'une autorégulation plus consciente et volontaire.

Là, ma curiosité s'est sérieusement réveillée. 😊

Observer. Mesurer. Chercher à comprendre un fonctionnement. Puis entraîner le cerveau, progressivement, à mieux réguler certains de ses états.

Et tout cela sans médicament et sans intervention invasive : on parle bien d'un entraînement cérébral, basé sur les capacités d'apprentissage et de plasticité du cerveau.

Plus j'avançais, plus j'avais envie d'en comprendre la mécanique.

Alors je me suis formée.

Et ce qui avait commencé par une recherche très personnelle — simplement retrouver mes capacités après un burn-out — a fini par devenir mon nouveau métier.

Aujourd'hui, quand quelqu'un me demande au cabinet :

« Mais pourquoi avez-vous choisi de faire du neurofeedback ? »

La réponse est finalement assez simple.

Parce qu'avant de décider de le pratiquer, j'ai d'abord été la personne qui en avait besoin.

Et parce que ce que j'ai découvert ensuite m'a suffisamment passionnée pour avoir envie d'en faire mon métier et de le faire connaître à mon tour.

Voilà comment je suis arrivée là.

📷 Linda Xu sur Unsplash

#Neurofeedback #EEGq #Burnout #Autorégulation #Neuroplasticité #EntraînementCérébral

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