Créativité et performance cognitive : pourquoi les bonnes idées arrivent-elles quand on ne les cherche plus ?
Dimitry Osipenko sur Unsplash
Sous la douche.
En promenant le chien.
En faisant la vaisselle.
Dans la voiture.
Ou juste au moment de s'endormir.
Et beaucoup plus rarement à 14 h 32 pendant le « Creative Brainstorming Workshop 🚀 » censé précisément les faire émerger.
C'est quand même assez mal organisé. 😅
Mais ce n'est peut-être pas complètement un hasard.
Dans un précédent article, je vous parlais de notre capacité à changer d'état et d'une distinction qui paraît simple, mais ne l'est pas toujours : s'arrêter ne signifie pas nécessairement récupérer.
Pour la créativité, c'est un peu la même histoire.
Pensée convergente et pensée divergente : nous avons besoin des deux
Lorsque nous cherchons méthodiquement à résoudre un problème, nous avons souvent besoin de nous concentrer, de trier les informations, de suivre une logique et d'évaluer :
Est-ce cohérent ?
Est-ce réalisable ?
Est-ce que cela répond vraiment au problème ?
Très utile.
Mais pour faire émerger une idée nouvelle, il faut parfois faire presque l'inverse :
desserrer un peu le contrôle.
Laisser une pensée en appeler une autre.
Autoriser des associations qui, au premier abord, peuvent sembler étranges ou peu pertinentes.
Et surtout, éviter que notre cerveau ne réponde immédiatement à chacune d'elles :
« Non. N'importe quoi. Suivante. »
Parce qu'une idée qui paraît absurde peut parfois conduire à une autre association… qui, elle, devient beaucoup plus intéressante.
C'est ce que l'on distingue notamment à travers deux modes de pensée complémentaires :
une pensée plutôt convergente, qui trie, sélectionne, analyse et cherche une réponse adaptée ;
une pensée plutôt divergente, qui ouvre davantage le champ des possibles et permet l'émergence de plusieurs pistes.
L'une n'est pas meilleure que l'autre.
Nous avons besoin des deux.
L'enjeu est plutôt de pouvoir passer de l'une à l'autre lorsque le contexte le demande.
Pourquoi avons-nous de bonnes idées sous la douche ?
Cela explique en partie pourquoi certaines idées peuvent apparaître lorsque nous marchons, prenons une douche, conduisons ou commençons à nous endormir.
À ces moments-là, nous ne sommes plus nécessairement engagés dans une recherche volontaire et soutenue de LA solution.
Un peu moins de contrôle.
Un peu moins de jugement immédiat.
Davantage de place laissée aux associations.
Cela ne signifie évidemment pas que prendre une douche rend créatif. Ce serait merveilleusement pratique. 😄
Cela rappelle plutôt une chose importante :
résoudre un problème et laisser émerger de nouvelles associations ne sollicitent pas nécessairement le même état.
Et c'est précisément cette capacité à changer d'état qui m'intéresse lorsque l'on parle de performance cognitive.
L'hypnagogie : cet étrange moment entre veille et sommeil
Il existe notamment un état particulièrement intéressant à la frontière entre l'éveil et le sommeil : l'hypnagogie.
C'est ce moment où l'on commence doucement à s'endormir.
La pensée devient moins volontaire. Des images peuvent apparaître. Les associations deviennent parfois plus libres, plus inhabituelles.
Thomas Edison aurait d'ailleurs cherché à exploiter cet entre-deux.
On rapporte qu'il s'installait pour somnoler en tenant un objet dans sa main. Lorsqu'il s'endormait suffisamment pour le lâcher, sa chute le réveillait.
Autrement dit, Edison avait bricolé une sorte de piège à idées :
s'approcher suffisamment du sommeil pour laisser son esprit vagabonder…
mais se réveiller avant que ce qui venait d'émerger ne disparaisse avec lui.
Plutôt malin. 😉
Peut-on entraîner la créativité avec le neurofeedback ?
C'est ici qu'une précision devient essentielle.
Dans le Parcours Performance, on n'entraîne pas la créativité.
Et encore moins « une bonne idée ».
La créativité est beaucoup trop complexe pour être réduite à un état cérébral particulier ou à quelques minutes d'entraînement.
Ce que l'on peut explorer est plus précis :
la capacité à accéder plus facilement à un état dans lequel davantage de place est laissée aux associations, à l'imagerie mentale et à l'émergence d'idées.
C'est notamment l'objectif du protocole CRÉER, l'un des axes que je peux désormais explorer dans mon [Parcours Performance en neurofeedback].
→ Insérer ici le lien interne vers ta page Parcours Performance.
Et cette nuance est importante : dans l'évaluation Performance elle-même, l'axe CRÉER n'est pas présenté comme une mesure de la créativité. Il s'intéresse à l'accès à l'état recherché pendant une situation de méditation ou de visualisation.
Un domaine encore émergent et exploratoire
C'est aussi ce qui rend cet axe particulièrement passionnant à mes yeux.
Les applications du neurofeedback autour de ces états associés à la créativité restent émergentes et exploratoires.
On ne sait donc pas appuyer sur un bouton « créativité ».
Dommage : il aurait probablement beaucoup de succès. 😄
Mais on peut explorer notre capacité à accéder à certains états susceptibles de laisser davantage de place à la pensée associative.
Puis observer.
Entraîner.
Mesurer à nouveau.
Sans prétendre savoir à l'avance ce qui va émerger.
Cette prudence est importante dans ma pratique : une évaluation Performance reste une photographie du fonctionnement à un instant donné. Elle n'est ni une note intellectuelle, ni un diagnostic, ni une mesure de la créativité d'une personne.
Et ensuite ?
Il faut évidemment revenir avec ce qui a émergé et remettre notre cerveau analytique au travail.
Parce qu'une illumination sous la douche qu'on a oubliée cinq minutes plus tard…
ça reste surtout une douche. 😉
La performance cognitive, c'est aussi savoir changer d'état
C'est finalement cette conception de la performance qui m'intéresse.
Il n'existe pas nécessairement un état optimal dans lequel notre cerveau devrait rester toute la journée.
Nous avons besoin d'états différents pour répondre à des situations différentes.
Parfois, il faut se concentrer.
Parfois, analyser.
Parfois, récupérer.
Parfois, laisser davantage de place aux associations.
Puis être capable de revenir à une pensée analytique pour regarder ce qui a émergé et décider si cette merveilleuse idée de 23 h 47 était réellement brillante…
ou si elle semblait simplement l'être à 23 h 47. 😄
La performance cognitive ne consiste donc pas seulement à être « plus concentré », « plus rapide » ou « plus efficace ».
Elle peut aussi être envisagée comme la capacité à mobiliser un état adapté à ce que la situation demande et à passer suffisamment souplement d'un état à un autre.
Et parfois…
arrêter quelques minutes de chercher la solution peut justement lui laisser une chance d'apparaître.
Neurofeedback et performance cognitive près de Lyon
Je propose le Parcours Performance en neurofeedback au cabinet NeuroSereine, situé à La Boisse dans l'Ain, à proximité de Montluel et à l'est de Lyon.
Ce parcours s'adresse aux personnes qui souhaitent explorer et entraîner certaines dimensions de leur fonctionnement — notamment la récupération, la mobilisation cognitive ou, de façon plus exploratoire, l'accès à des états favorisant la pensée associative — sans qu'il soit nécessaire d'être dans une démarche liée à un diagnostic.
📍 NeuroSereine – Neurofeedback & Biofeedback
La Boisse (Ain) – secteur Montluel / Est lyonnais
🧠 Neurofeedback EEGq – Biofeedback – Performance cognitive
📞 06 68 64 39 44
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Le neurofeedback proposé au cabinet s'inscrit dans une démarche d'entraînement et d'autorégulation. Il ne constitue ni un diagnostic médical, ni un traitement médical, ni un bilan neuropsychologique.