Neurofeedback et performance cognitive : et si mieux fonctionner ne signifiait pas en faire toujours plus ?

📷 Cristofer Maximilian sur Unsplash

Depuis que j'ai ouvert mon cabinet de neurofeedback à La Boisse, près de Montluel, dans l'Ain, il y a une question qui revient régulièrement dans ma réflexion :

Et quand il n'y a pas nécessairement de diagnostic ?

Le neurofeedback est souvent évoqué dans l'accompagnement de difficultés bien identifiées : troubles attentionnels, anxiété, difficultés de régulation mais il existe aussi une autre situation, beaucoup plus discrète.

Objectivement, « ça va » et pourtant, quelque chose a changé.

On récupère moins facilement après une période intense.
La concentration demande davantage d'effort.
Il faut parfois mobiliser plus de ressources pour obtenir le même résultat.
On se sent moins disponible, moins efficace.
Les transitions entre effort et récupération deviennent moins fluides.

En somme : on a moins de marge.

Quand « ça va »… mais que tout coûte un peu plus

Il n'est pas nécessaire d'attendre d'être en grande difficulté pour s'intéresser à son fonctionnement.

C'est même précisément cet espace qui m'intéresse depuis le début de ma pratique : celui où il reste suffisamment de ressources pour observer son fonctionnement et chercher à mieux les mobiliser.

Il existe une fenêtre d’action entre « tout va bien » et « je n'en peux plus ».

Un moment où l'on peut encore se demander : Comment est-ce que je récupère après un effort ? Est-ce que j'arrive facilement à passer d'un état de mobilisation à un état de récupération ? Comment mon attention se comporte-t-elle lorsque la tâche devient exigeante ? Est-ce que je parviens à retrouver un état de concentration sans me mettre sous tension ?

Ce sont aussi des questions de performance cognitive.

La performance n'est pas forcément celle que l'on imagine

Pendant longtemps, j'ai moi-même associé le mot « performance » au sport de haut niveau, aux records, au dépassement de soi.

Bref, à cette idée très répandue : faire plus, aller plus loin, repousser ses limites. Ce n'est pas la conception qui m'intéresse aujourd'hui.

La performance peut aussi être envisagée comme la capacité à mobiliser les bonnes ressources au bon moment, dans un contexte donné.

  • Se concentrer lorsqu'une tâche le nécessite.

  • Rester suffisamment calme lorsque la pression augmente.

  • Récupérer après une période de forte mobilisation.

  • Puis être capable de repartir lorsque c'est nécessaire.

Dans cette perspective, la récupération n'est d'ailleurs pas l'opposé de la performance. Elle en fait partie.

Et être performant ne signifie certainement pas se mobiliser à 100 % en permanence. Au contraire : savoir redescendre, récupérer et conserver de la marge fait aussi partie d'un fonctionnement efficace et adaptable.

Et le neurofeedback dans tout cela ?

C'est ici que le neurofeedback prend, à mes yeux, une dimension particulièrement intéressante. Il ne s'agit pas de « booster le cerveau », ni de chercher à fabriquer artificiellement un cerveau plus performant.

Le neurofeedback est un entraînement de l'autorégulation cérébrale.

Dans une démarche orientée performance, l'objectif n'est pas le traitement d'un trouble mais l'optimisation d'un fonctionnement : observer comment le cerveau réagit dans différentes situations, identifier certains états utiles à l'objectif recherché, puis entraîner progressivement la capacité à les retrouver.

Cette approche doit rester individualisée : l'état recherché dépend de la personne, de son objectif et du contexte dans lequel elle souhaite mobiliser ses capacités. Le cadre de formation que j'ai suivi auprès de NeuroLogic repose précisément sur cette logique d'évaluation, d'entraînement ciblé et de ré-évaluation. Et surtout, il ne s'agit pas de promettre un résultat. Le neurofeedback de performance s'inscrit dans une démarche d'optimisation, et non dans un traitement médical ou une promesse de guérison.

Récupérer, créer ou optimiser : partir du fonctionnement réel

L'une des choses qui m'intéresse particulièrement dans cette approche est que l'on ne commence pas par décider arbitrairement ce qu'il faudrait entraîner.

Le parcours débute par une évaluation fonctionnelle réalisée dans plusieurs conditions. Elle permet notamment d'observer des dimensions liées à la récupération, à la mobilisation attentionnelle ou encore, lorsque cela est pertinent, à certains états associés à la créativité.

L'objectif et les observations recueillies permettent ensuite d'orienter l'entraînement. Le même protocole n'est donc pas appliqué systématiquement à tout le monde. Et un point me paraît essentiel : on mesure à nouveau.

Les mêmes conditions sont reproduites après l'entraînement afin de comparer ce qui a évolué. Cette logique d'évaluation → entraînement → ré-test permet de ne pas se contenter d'une impression subjective.

Une autre façon de parler de performance

Finalement, cette nouvelle orientation ne change pas tellement ma façon d'envisager le neurofeedback. Elle lui ouvre plutôt un territoire que j'avais envie d'explorer depuis longtemps.

Celui de personnes qui n'ont pas nécessairement de diagnostic ou de trouble identifié, mais qui souhaitent mieux comprendre et entraîner leur fonctionnement.

Des étudiants qui veulent travailler leur capacité attentionnelle.

Des professionnels confrontés à des périodes de forte sollicitation cognitive.

Des sportifs pour lesquels récupération, concentration et adaptation font partie intégrante de la performance.

Des personnes qui constatent simplement qu'elles disposent de moins de marge qu'auparavant.

Et peut-être aussi celles qui n'ont aucune difficulté particulière, mais souhaitent apprendre à mieux mobiliser leurs ressources dans un contexte précis.

Pas toujours plus. Pas 100 % tout le temps. Mais davantage de souplesse pour mobiliser ses capacités quand elles sont nécessaires… et récupérer lorsqu'elles ne le sont plus. C'est cette définition-là de la performance que j'ai envie d'explorer aujourd'hui au cabinet Neurosereine à La Boisse.

Le parcours Performance est déjà disponible

Je vais continuer à présenter progressivement cette nouvelle approche dans les prochaines semaines.

Mais pour les plus curieux ou ceux qui se reconnaissent déjà dans cette réflexion, le Parcours Performance en neurofeedback est désormais proposé au cabinet.

👉 Découvrir le Parcours Performance en neurofeedback à La Boisse

Le parcours débute par une évaluation fonctionnelle permettant de déterminer l'orientation la plus pertinente avant de construire l'entraînement parce qu'avant de chercher à faire « mieux », il me paraît toujours plus intéressant de commencer par comprendre comment on fonctionne aujourd'hui.

 

Neurosereine – Neurofeedback & Biofeedback

📍 Cabinet à La Boisse (Ain), près de Montluel, à proximité de Lyon
🧠 Neurofeedback EEGq & Biofeedback VFC
📞 06 68 64 39 44

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